Les cartes

 

 

  • Environs 1000 cartes géographiques sur la plupart des grands massifs du monde sont en rayon et en consultation sur place au CND.

 

  • Elles sont indexées et référencées dans une base de données qui n'est pas accessible par internet avec 1066 références.

 

  • Un fond riche et unique  des cartes anciennes conservées pour leur intérêt historique...

 


Voici quelques exemples :


- cartes du Mont Blanc de Viollet le Duc de 1876.

- cartes du Mont Blanc de Henry et Joseph Vallot de 1920.

- cartes pyrénéennes de Franz Schrader.

- carte de l'expédition du Duc d'Abruzzes au Baltoro en 1910.

- cartes des Andes chilo-argentines de 1914.

- cartes du Hielo Patagonico Sur et Norte de 1947.

- cartes du Maroc, 79 cartes rares.

- cartes du Karakoram.

- cartes du Népal, etc...

 

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Un peu d'histoire

 

Les cartes sont le complément indispensable de toutes nos randonnées, un guide itinéraire n'est rien sans la carte.

 

Voici quelques dates :

 

<  Tout d'abord le long travail pour l'établissement de la carte topographique générale de la France dite carte d'État-Major au 1/80 000 de 1818 à 1875, pour remplacer Cassini réalisée entre 1750 et 1789. Pour les Pyrénées, les travaux de géodésie se déroulent dès 1825 ; pour les Alpes cela ne concerne pas la Savoie encore dans les États Sardes, les levés commencent en 1828, la carte est publiée en 1866 ( voir le dossier : Un historique de l'Alpinisme de 1492 à 1914 - Les officiers géographes de la carte de France ).

 

<  En 1865,édition de la carte d'Adams Reilly de la chaîne du Mont Blanc, échelle 1/80 000, suite à une série de relevés réalisés par l'auteur en 1863 et 1864, à titre privé, la carte est patronnée par l'Alpine Club.

 

C'est la première carte représentant correctement la chaîne du Mont Blanc dans son ensemble, les erreurs grossières et sommets fictifs disparaissent complètement. On pourra juger de l'excellence du document dans la reproduction que nous publions dans la revue La Montagne & Alpinisme 1/1986, en double page.

 

<  En 1867, édition de la carte Mieulet de la chaîne du Mont Blanc, échelle 1/40 000, suite à une série de relevés réalisés en 1863 et 1864 par le capitaine Mieulet pour l'État-Major français. On dispose d'un second excellent document sans erreurs grossières ni sommets fictifs.

 

<  En 1876, une carte du massif du Mont Blanc est proposée par Viollet le Duc, échelle 1/40 000, suite à une série de relevés réalisés par l'auteur. Cette publication très esthétique n'améliore pas les travaux publiés en 1865 et 1867.

 

<  En 1887, les militaires créent le Service Géographique des Armées  venant remplacer le très ancien bureau de cartographie et d'archives à intérêt militaire de l'armée française.

 

<  En 1887, Henry Duhamel publie une carte du massif du Pelvoux au 1/100 000 d'une bonne qualité.

 

<  En 1896, édition de la carte Barbey-Imseld-Kurz de la chaîne du Mont Blanc, la fameuse  BIK...

 

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1906 - La carte d'État-Major

 

<  En 1906, Henri Vallot annonce la sortie de la carte de France au 1/50 000 par le Service Géographique des Armées en monochrome, dite carte d'État-Major.

 

  • La Commission de topographie du Club Alpin jouera un rôle important notamment pour la formation aux techniques des relevés en terrain difficile, l'amélioration des méthodes et des matériels de topographie en montagne, la toponymie et l'analyse critique des épreuves...

 

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La désignation des lieux de montagne

 

À ce moment là, la toponymie alpine, la désignation des lieux de montagne, est dans un état chaotique : « dissémination des renseignements, désaccords fréquents entre les intéressés, difficultés d'interprétation provenant de l'imprécision des auteurs, erreur d'identification ».

 

Ce qui va conduire Henri Vallot à produire une contribution « Des noms nouveaux en haute montagne » dans la revue « La Montagne » de 1909, en lien direct ( et peut être plus ) avec les travaux de la Commission de topographie du Club Alpin.

 

« L'attribution aux sommets, cols et accidents divers d'un massif montagneux, de noms appropriés, qu'ils soient entièrement nouveaux ou seulement incertains ou contestés n'est pas pour le cartographe une tâche facile.

 

Le topographe par suite de son contact permanent et prolongé avec les habitants du pays devrait être mieux placé que quiconque pour attribuer à chaque objet le nom qui lui convient, c'est son opinion qui devrait prévaloir ».

 

De leur coté, les alpinistes ont proposé des noms qu'ils ont cru « pouvoir appliquer aux sommets dont ils ont les premiers (autant qu'on peut le savoir) foulé la cime, en n'étant pas toujours bien inspirés. Ces trouvailles, souvent hâtives et quelquefois fantaisistes sont alors d'autant plus fâcheuses que le grimpeur s'imagine, de très bonne foi du reste, être investi d'une sorte de droit de conquête et notamment de celui de baptiser à sa guise et impérativement le sommet dont il est le "vainqueur" ».

 

« Sans doute l'usage personnel qu'il fait de son vocable dans son récit de son ascension est parfaitement licite, mais tout aussi licite est l'opposition du spécialiste, topographe et cartographe, en même temps d'ailleurs qu'alpiniste, qui, se refusant à adopter ce vocable comme impropre et à le graver sur sa carte, lui en substitue un autre moins critiquable et mieux approprié.

 

Il n'est pas inutile de faire remarquer que le cartographe dispose d'une puissance avec laquelle il faut bien compter et qui assurera très probablement le triomphe définitif de sa nomenclature : cette puissance, c'est la carte, la carte que tout le monde possède, lit, ou consulte, que tout le monde copie ».

 

Déjà en 1906 dans les Pyrénées, une Commission de la Fédération des Sociétés Pyrénéennes est chargée de définir « pour chaque lieu la dénomination et l'orthographe de nom qu'il convient d'adopter et d'inscrire sur les cartes ».

 

C'est dans les Alpes que le nécessaire travail de recherche et de partage devait être poursuivi.

 

La Commission de topographie du Club Alpin et plus tard les rédacteurs des guides itinéraires des années 1920 à 1950, en lien avec les services de cartographie de l'État, apporteront de nécessaires stabilisations et cristallisations dans la désignation des noms des lieux de montagne...

 

Ensuite une fois la cartographie figée, il restera de n'introduire que le minimum de changements compatibles avec la vérité reconnue en tenant compte de l'état de choses créé par l'usage, car « en matière de toponymie, il y a des courants que l'on ne remonte pas ».

 

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1920 - La carte Vallot

 

En 1920, début de la publication de la carte Vallot au 1/20 000 de la région du Mont Blanc par Henri et Joseph Vallot...

C'est la première carte du Mont Blanc dressée suivant les méthodes modernes de la topographie, les auteurs établirent eux-mêmes leur propre triangulation et les minutes originales de levé.

 

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1922 - La Carte au 1/50 000

 

 <  En 1922, une première feuille de la carte au 1/50 000 en couleur du territoire national est publiée.

 

Les zones de montagnes ont été dressées à l'échelle 1/20 000 par le Service Géographique des Armées, avec la mise à disposition des levés de Paul Helbronner, la collaboration de la Commission des Travaux scientifiques du Club Alpin et de membres de certaines Sections voisines des montagnes pour la toponymie.

 

La carte d'État-Major de 1906 et 1922 sera longtemps la carte utilisée par les randonneurs.

 

En 1959, un tiers seulement du territoire est couvert...

 

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1940 - L'Institut Géographique National

 

<  En 1940, le Service Géographique des Armées est remplacé par l'Institut Géographique National afin éviter la main mise de l'occupant...

 

<  Une carte au 1/10 000 du Mont Blanc voit le jour en 1949, elle est présentée comme le chef-œuvre de l'Institut...

 

<  En 1968, publication de la première carte de randonnée au 1/25 000 couvrant la forêt de Fontainebleau.

 

<  Les randonneurs ont à leur disposition des cartes au 1/50 000 ( couleur et monochrome ) aux levés des années 1890, révisées dans les années 1920 et 1950... Nous sommes à des années-lumière des cartes de nos collègues suisses qui proposent des merveilleuses et précises éditions...

 

<  Longtemps, c'est la carte des éditions Didier-Richard au 1/50 000 qui guidera les randonneurs dans les massifs alpins, sur les fonds de cartes de l'IGN. Ce qui laissait une grande part à l'aventure...

 

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1973 - La carte au 1/25 000

 

<  L'Institut Géographique Nationale a tenu un colloque en mai 1973, ouvert aux usagers dont la FFM et le Club Alpin. Il a présenté sa nouvelle carte au 1/25 000 du massif du Mont Blanc qui se place parmi les cartes de montagne les plus précises existantes et pouvant désormais accepter la comparaison avec la perfection des cartes suisses.

 

<  Les cartes de cette échelle vont peu à peu couvrir le territoire national, la nouvelle échelle à l'avantage de satisfaire les usagers et d'être commune avec celle des cartes des pays voisins.

 

<  Réalisée par des relevés photogrammétriques complétés sur le terrain de 1956 à 1979 et régulièrement révisée, la série Top 25au 1/25 000 de l'IGN atteint aujourd'hui une grande précision...

 

<  Elle est la carte du randonneur avec les sentiers balisés ou conseillés reportés...

 

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Le GPS

 

Ajoutons que l'orientation à l'aide du GPS est aujourd'hui à la disposition de ceux qui ont besoin de cette assistance.

 

Des instruments sont proposés avec les randonnées enregistrées, il n'y a que la flèche de l'appareil à regarder... 

 

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CONSULTATION

 

Consultation de l'ensemble de ces cartes au Centre national de documentation de la FFCAM,

24, avenue de Laumière, 75019 Paris.